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Le cancer du sein est le cancer le plus fréquent chez les femmes dans le monde entier, que ce soit dans les pays développés ou dans les pays en développement.

Le dépistage précoce est l'un des meilleurs moyens d'améliorer les chances de survie et il peut être pratiqué de deux manières – par palpation ou à l'aide d'une mammographie.

Un mammogramme est un cliché radiographique du sein par rayons X pour rechercher toute modification anormale. Les résultats peuvent être directement transmis à un ordinateur et convertis en image numérique pour lecture et interprétation immédiates par le radiologue.

Faits et chiffres

En 2008, près de 1,38 millions de nouveaux cas de cancers du sein et 458000 décès ont été enregistrés. Dans ce domaine, le dépistage par mammographie est la seule méthode dont l'efficacité a pu être avérée.

Selon le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC), dans les pays à revenus élevés où le dépistage est effectué sur plus de 70% de la population à risque, cette méthode peut permettre de réduire la mortalité liée au cancer du sein de 20 à 30% chez les femmes de plus de 50 ans.

Source: IARC globocan, 2008.

L'ISO a élaboré plusieurs Normes internationales en matière d'imagerie numérique, notamment ISO 12052:2006, Informatique de santé – Imagerie numérique et communication en médecine (DICOM) incluant le déroulement des opérations et la gestion des données.

Cette norme permet l'échange et la gestion des images numériques et des informations associées par les nombreux dispositifs d'imagerie médicale et systèmes informatiques mis au point par différents fabricants, utilisés à l'heure actuelle.  Sans cette norme, un service de radiologie moderne ne pourrait pas fonctionner.

Kevin O'Donnell, l'un des experts du comité technique de l'ISO chargé d'élaborer et de mettre à jour la norme ISO 12052, explique : « Grâce à la norme, les images peuvent être lues sur n'importe quel équipement. Le format d'imagerie numérique et de communication en médecine (DICOM) permet de télécharger et d'examiner les images quel que soit l'endroit où elles sont prises.  Il est en effet essentiel pour les radiologues et les oncologues de pouvoir comparer les nouvelles images aux anciennes afin d'observer les changements et la progression, ou la stabilisation, d'une pathologie. »

Pour une multiplication des clichés

Comme il le précise, « la mammographie est de plus en plus utilisée pour le dépistage précoce du cancer du sein et, avec l'ancienne formule nécessitant le développement des clichés, jamais les radiologues ne seraient en mesure de lire quotidiennement autant d'images.  C'est grâce à ISO 12052 que les techniques de mammographie actuelles, avec acquisition et examen des images, sont possibles ».

Qui plus est, le recours à la norme a facilité le traitement des données dans les nombreux essais cliniques menés dans le cadre de la recherche sur le cancer du sein.

ISO 12052 simplifie la vie des patients

Par ailleurs, la capacité d'échange des informations contribue à faciliter la vie des patients. Cela fait plusieurs années que les images DICOM sont enregistrées sur tous types de supports – CD, DVD, clés USB – qui permettent des copies haute résolution des clichés.

Ils peuvent ainsi facilement se présenter avec les clichés pris précédemment lorsqu'ils changent d'établissement de soin, à la suite d'un déménagement par exemple, ou lorsqu'ils doivent être suivis dans un autre centre de traitement si un cancer a été dépisté.  L'adjonction récente de nouvelles parties à la norme ISO 12052 permettra bientôt l'échange de données DICOM grâce à des produits de pointe axés sur le Web et l'informatique en nuage.

Utilisation généralisée

Kevin O'Donnell souligne à quel point la norme a contribué au diagnostic du cancer du sein : « La norme DICOM est utilisée au niveau mondial dans la plupart des établissements qui sont équipés d'appareils d'imagerie médicale.

Tous les systèmes de mammographie aujourd'hui sur le marché s'appuient sur la norme ISO 12052.  Tous les clichés sont soit transmis au radiologue à l'aide d'un protocole de la norme DICOM, soit, dans les établissements plus anciens, envoyés vers une imprimante utilisant un protocole de ce type. »

Kevin O'Donnell

Co-président du comité sur les normes ISO DICOM


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